Informatique et écologie
Idée reçue #02
« L’usage de l’informatique, c’est plus écologique »
Depuis quelques années, avec le développement d’Internet, bons nombres d’applications informatiques se sont vues externalisées. Celles qui étaient auparavant utilisées localement, c’est-à-dire sur nos ordinateurs personnels, se retrouvent aujourd’hui souvent sur des serveurs, disponibles partout et tout le temps ! La virtualité de toutes ces actions est souvent synonyme d’inexistence en terme d’empreinte écologique. La conséquence : leurs impacts énergétiques et environnementaux sont négligés par les usagers. Et pourtant…

Une réalité pas si virtuelle…
Dans 25 ans, si les technologies informatiques ne progressent pas, l’Internet consommera autant d’énergie que l’humanité en 2008 (Source : Gerhard Fettweis – Université de Dresde). Il faut dire qu’avec le développement des pays émergents, on attend un milliard d’internautes supplémentaires dans les 10 ans à venir.
Les PC des internautes sont moins en cause que les 490 millions de serveurs (source : Internet Software Consortium, juillet 2007) déployés dans le monde pour servir leurs requêtes et héberger les services et pages web.
Quelques chiffres marquants :
- un personnage virtuel de Second Life consomme chaque année autant d’électricité qu’un Brésilien et 10 fois plus qu’un Camerounais (source : Novethic). Mieux, les 1.752 kWh d’électricité consommés chaque année par un avatar correspondent à 1,17 tonnes d’équivalent carbone, soit la consommation annuelle d’un voiture de grosse cylindrée !
- télécharger la version électronique d’un quotidien consomme autant d’électricité que de faire une lessive (source : institut de recherche IZT):
- une recherche Google équivaut à l’énergie consommée pendant une heure par une ampoule à économie d’énergie (source : Strato)
- chaque année, les plus grands datacenters font tourner 14 centrales électriques. Selon les données de l’université, entre 2000 et 2005, leur consommation d’électricité a doublé (source : Green Grid, Université de Stanford)Les technologies de l’information (TIC) émettent 2% des émissions de CO2 liées à l’humanité. C’est aussi une source importante de déchets toxiques qui polluent les écosystèmes et participent donc à l’écroulement de la biodiversité.
Sources : Green IT – http://www.greenit.fr
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Quelles solutions ?
En France, la sensibilité des data center aux concepts du Développement Durable est quasi inexistante. Trouver un hébergeur (réellement) « vert » est une mission assez infructueuse et il faut plutôt se tourner vers des sociétés américaines. Seul Infomaniak Network, en Suisse, semble manifester une vraie politique de Développement Durable. L’entreprise applique une charte écologique et s’engage sur de nombreux points, au niveau notamment de sa consommation électrique, là où la confusion règne chez d’autres hébergeurs web s’annonçant soucieux de l’environnement. On retrouve souvent des solutions de compensations qui permettent aux entreprises signataires de ne pas changer leurs habitudes mais « d’encourager le développement d’énergies renouvelables »…

Outre une alimentation électrique 100% hydraulique donc 100% renouvelable, Infomaniak se soucie des économies d’énergie, du tri et du recyclage de ces déchets. D’autres mesures plus originales démontrent une volonté d’agir de manière globale pour favoriser la sensibilisation des salariés de l’entreprise (l’abonnement aux transports publics est offert aux employés qui optent pour ce moyen de transport, un budget équivalent à un vélo neuf de bonne qualité est alloué pour chaque employé s’engageant à se rendre en vélo au travail durant la saison chaude…).
Voir la charte écologique complète d’Infomaniak Network.
Des initiatives encourageantes…
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) font aujourd’hui l’objet d’une prise de conscience lente mais effective. Quelques initiatives émergent comme la GreenEthiquette pour offrir des solutions encadrées vers un meilleur développement de ces technologies, de manière plus responsable.
Soulignons aussi que les NTIC permettent de limiter certaines pollutions. Le rapport Smart 2020 estime qu’elles peuvent réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’humanité de 15% ! Elles représentent donc un réel levier économique et écologique, mais elles méritent de bénéficier d’un développement intelligent et durable…
