Archive for category Eco-infos

Date: août 10th, 2010
Cate: Eco-infos
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Informatique et écologie

Idée reçue #02

« L’usage de l’informatique, c’est plus écologique »

Depuis quelques années, avec le développement d’Internet, bons nombres d’applications informatiques se sont vues externalisées. Celles qui étaient auparavant utilisées localement, c’est-à-dire sur nos ordinateurs personnels, se retrouvent aujourd’hui souvent sur des serveurs, disponibles partout et tout le temps ! La virtualité de toutes ces actions est souvent synonyme d’inexistence en terme d’empreinte écologique. La conséquence : leurs impacts énergétiques et environnementaux sont négligés par les usagers. Et pourtant…

Une réalité pas si virtuelle…

Dans 25 ans, si les technologies informatiques ne progressent pas, l’Internet consommera autant d’énergie que l’humanité en 2008 (Source : Gerhard Fettweis – Université de Dresde). Il faut dire qu’avec le développement des pays émergents, on attend un milliard d’internautes supplémentaires dans les 10 ans à venir.

Les PC des internautes sont moins en cause que les 490 millions de serveurs (source : Internet Software Consortium, juillet 2007) déployés dans le monde pour servir leurs requêtes et héberger les services et pages web.

Quelques chiffres marquants :
- un personnage virtuel de Second Life consomme chaque année autant d’électricité qu’un Brésilien et 10 fois plus qu’un Camerounais (source : Novethic). Mieux, les 1.752 kWh d’électricité consommés chaque année par un avatar correspondent à 1,17 tonnes d’équivalent carbone, soit la consommation annuelle d’un voiture de grosse cylindrée !
- télécharger la version électronique d’un quotidien consomme autant d’électricité que de faire une lessive (source : institut de recherche IZT):
- une recherche Google équivaut à l’énergie consommée pendant une heure par une ampoule à économie d’énergie (source : Strato)
- chaque année, les plus grands datacenters font tourner 14 centrales électriques. Selon les données de l’université, entre 2000 et 2005, leur consommation d’électricité a doublé (source : Green Grid, Université de Stanford)

Les technologies de l’information (TIC) émettent 2% des émissions de CO2 liées à l’humanité. C’est aussi une source importante de déchets toxiques qui polluent les écosystèmes et participent donc à l’écroulement de la biodiversité.

Sources : Green IT – http://www.greenit.fr

……

Quelles solutions ?

En France, la sensibilité des data center aux concepts du Développement Durable est quasi inexistante. Trouver un hébergeur (réellement) « vert » est une mission assez infructueuse et il faut plutôt se tourner vers des sociétés américaines. Seul Infomaniak Network, en Suisse, semble manifester une vraie politique de Développement Durable. L’entreprise applique une charte écologique et s’engage sur de nombreux points, au niveau notamment de sa consommation électrique, là où la confusion règne chez d’autres hébergeurs web s’annonçant soucieux de l’environnement. On retrouve souvent des solutions de compensations qui permettent aux entreprises signataires de ne pas changer leurs habitudes mais « d’encourager le développement d’énergies renouvelables »…

Outre une alimentation électrique 100% hydraulique donc 100% renouvelable, Infomaniak se soucie des économies d’énergie, du tri et du recyclage de ces déchets. D’autres mesures plus originales démontrent une volonté d’agir de manière globale pour favoriser la sensibilisation des salariés de l’entreprise (l’abonnement aux transports publics est offert aux employés qui optent pour ce moyen de transport, un budget équivalent à un vélo neuf de bonne qualité est alloué pour chaque employé s’engageant à se rendre en vélo au travail durant la saison chaude…).
Voir la charte écologique complète d’Infomaniak Network
.

Des initiatives encourageantes…

Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) font aujourd’hui l’objet d’une prise de conscience lente mais effective. Quelques initiatives émergent comme la GreenEthiquette pour offrir des solutions encadrées vers un meilleur développement de ces technologies, de manière plus responsable.

Soulignons aussi que les NTIC permettent de limiter certaines pollutions. Le rapport Smart 2020 estime qu’elles peuvent réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’humanité de 15% ! Elles représentent donc un réel levier économique et écologique, mais elles méritent de bénéficier d’un développement intelligent et durable…

Date: juin 2nd, 2010
Cate: Eco-infos
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Papier et écologie

Idée reçue #01

« L’utilisation de papier serait responsable de la déforestation… »

La tentation est parfois grande d’associer l’utilisation de papier à un comportement incompatible avec l’écologie. Inutile de rappeler qu’une consommation juste et sans excès reste indiscutable. Toutefois, communiquer par les voies ancestrales du papier n’est pas si « anti-écolo » qu’on peut le dire et parfois le croire.

Un constat alarmant…

La déforestation à l’échelle mondiale est bien réelle (100 millions d’Ha de forêts ont disparu ces 5 dernières années !) et la situation est sérieusement préoccupante dans certaines régions du globe (Amérique du Sud, Afrique de l’Ouest…). Toutefois quelle est la part de responsabilité de l’industrie papetière dans cette catastrophe écologique ?

Les forêts subissent malheureusement la pression de la croissance démographique et du besoin exponentiel de « récupérer » des espaces au profit du développement de l’agriculture. La richesse des sous-sols et l’exploitation de gisement de pétrole par exemple sont également la cause de la destruction des forêts. Enfin, certaines régions ont été ou sont victimes de catastrophes « naturelles » (tempêtes, incendies…), provocant de lourds dégâts.

Maintenant, concernant l’utilisation des arbres abattus, quelques chiffres sont à retenir : 53% sont destinés au combustible (énergie), 28% aux scieries (produits de l’ameublement, de construction…) et 11% pour l’industrie papetière.

Des solutions en marche…

Aujourd’hui, 10% des forêts sont certifiées PEFC (label européen) et FSC (label nord américain). Ces labels garantissent la gestion durable des parcelles afin de respecter la régénération des arbres, les éco-systèmes présents, les populations locales…

Dans une exploitation forestière certifiée, on replante toujours plus qu’on ne coupe !

Ainsi, privilégier les produits porteurs de ces labels, c’est soutenir la pérennité des forêts et encourager les exploitants à adhérer au cercle vertueux du Développement Durable.

NB : En France, la situation est moins alarmante. Notre gestion forestière nous a permis de voir s’accroitre depuis 150 ans le volume de nos forêts (qui couvrent aujourd’hui 28% de notre territoire)

A retenir :

En 2000 : 4 Mds d’Ha de forêt dans le monde. En 2008 : 3,1 Mds d’Ha…

Date: mai 3rd, 2010
Cate: Eco-infos
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Communication éco-responsable

Eco-communiquer, c’est réduire les impacts sur l’environnement des métiers de la communication

(texte extrait du site Internet de l’ADEME)

Les actions de communication – qu’il s’agisse de campagnes, de publications, ou d’organisation d’événements – ont un impact significatif sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie.
• consommation de ressources naturelles (énergie, papiers, emballages…),
• utilisation de produits dangereux (encres, solvants…),
• production de déchets,
• pollutions liées aux transports…

Aussi, au même titre que le secteur industriel doit réduire les émissions polluantes liées à ses process, ou que le secteur agricole doit mieux maîtriser ses effluents, le secteur tertiaire (services, administrations…) a la responsabilité de limiter les impacts environnementaux liés à ses activités, et notamment ceux liés aux activités de communication.

Cela est possible en mettant en place une démarche d’éco-communication par laquelle les produits et services rendus sont éco-conçus. On parle alors d’éco-produits.

Concevoir et réaliser une communication éco-responsable est simple à mettre en œuvre. Le choix de prestataires engagés dans une démarche de Développement Durable assure le respect de certaines règles en faveur – entre autres – de l’environnement, avec l’avantage d’être guidé et orienté dans la « jungle » des labels et autres certifications. Avisés et en veille sur les améliorations possibles, ils connaissent les meilleurs consensus à proposer.

Quelques pistes de réflexions avant de s’engager dans une action de communication

• Préférer les papiers recyclés ou certifiés (FSC – PEFC) (en savoir +)
• Bien mesurer ses besoins : choisir un grammage qui correspond objectivement à l’usage et ne pas surestimer le nombre d’exemplaires
• Utiliser des formats « standards » (A4, A5, Lettre…) pour éviter les chutes de papier et optimiser ces formats (marges plus fines, impression en recto-verso…)
• Préférer le vernis machine au pelliculage, et l’impression quadrichromie à l’utilisation de tons directs (Pantone)
• Favoriser les entreprises reconnus pour leur engagement éco-responsable (certification FSC-PEFC, ISO 14001…)
• Etc…

Obtenir des infos complémentaires et concevoir une communication éco-responsable

Télécharger le « Guide de l’éco-communication » publié par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie)

Date: mai 3rd, 2010
Cate: Eco-infos
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Déclaration EcoFolio

Depuis le 01 juillet 2008, tout donneur d’ordre qui émet ou fait émettre des imprimés papiers, y compris à titre gratuit, à destination des utilisateurs finaux, doit contribuer à la collecte, à la valorisation et à l’élimination du papier utilisé. Il s’agit des émetteurs d’imprimés publicitaires (tels que les tracts, prospectus, presse gratuite d’annonces, annuaires, magazines de marque, publications d’entreprise) ou informatifs (publipostage, d’annuaires, de presse gratuite d’annonces, d’imprimés papiers d’entreprises).

EcoFolio, au coeur du dispositif

La gestion durable des papiers bénéficie d’un dispositif environnemental complet : EcoFolio. Cet organisme a pour mission de faire avancer conjointement tous ceux qui sont concernés par le recyclage des papiers.

• Au premier rang, les entreprises qui émettent des papiers imprimés pour informer, échanger, communiquer. En versant chaque année une éco-contribution calculée sur le tonnage utilisé (si > 5 tonnes), elles financent le recyclage et la valorisation.
• Les communes sont aux avant-postes du dispositif. Responsables de la collecte sélective et du traitement des papiers récupérés, elles sont liées à EcoFolio par une convention qui leur garantit un soutien financier.
• L’un des principaux maillons de la chaîne : les citoyens. Tout dépend du geste de tri. Pour le systématiser, EcoFolio conçoit et organise des campagnes de sensibilisation en partenariat avec les collectivités et les acteurs du monde associatif.
• Les professionnels du recyclage qui s’emploient à refaire du papier avec ceux que nous avons déjà lus ou utilisés.

En s’organisant au sein d’un seul et même éco-organisme dès 2007, les émetteurs de papiers ont choisi de devenir acteur de ce dispositif légal et de construire un système de gestion durable des papiers.

Un fonctionnement simple

Chaque émetteur d’imprimés papiers est donc responsable, de la conception à la valorisation. Cette responsabilité est nommée REP (Responsabilité Elargie du Producteur). En pratique, EcoFolio prend en charge pour les émetteurs cette responsabilité environnementale en assurant toutes les opérations nécessaires. Avec EcoFolio, vous pourrez donc :
• Adhérer et déclarer (en ligne) les tonnages de papiers (en 2010, la date limite était fixée au 28 février)
• Contribuer à la valorisation des produits papiers (pour 2009, 37 euros HT par tonne)
• Témoigner de son engagement environnemental en apposant le point F sur les supports imprimés

EcoFolio reverse ces financements aux collectivités selon un barème incitatif au recyclage. Et déjà, les résultats se vérifient sur le terrain : + 13% de recyclage en un an.
Avec EcoFolio, l’obligation environnementale se transforme en logique économique : une boucle vertueuse pour le recyclage et ainsi pérenniser durablement la communication papier.

Pour obtenir des informations complémentaires, rendez-vous sur le site Internet d’EcoFolio