Sans objet // théâtre dansé
Face au robot, les acrobates. Les rôles s’échangent et s’entremêlent ; l’homme est tantôt l’assaillant de la machine, tantôt son esclave. Et autour de ce dialogue tout en apesanteur se joue une parcelle de notre histoire commune. Celle des robots introduits dans notre quotidien sans qu’on ne les remarque plus alors que le pouvoir de l’un sur l’autre devient de plus plus ambigü.

Extraite de son univers industriel, la machine se meut sur scène, entre les deux corps plastiques des artistes. Une chorégraphie parfois bienveillante et amicale, parfois inquiétante et belliqueuse s’installe, nous laissant émerveillé face à la grâce voire la féminité de la machine, et inquiet, traqué face à sa puissance. Le spectateur, balloté entre ses émotions, se retrouve ‘hypnotisé’ par cette danse de la vie et de la mort, du mouvement et de l’inerte, de la fragilité et de la force. Vraiment magnifique…